Avertissements de voyage gouvernementaux
Tous les gouvernements occidentaux majeurs ont émis leurs avertissements de voyage maximaux. Ces avertissements ne sont pas préventifs — ils reflètent des menaces létales documentées et en cours pour les ressortissants étrangers.
Menaces actives au Burkina Faso
Les menaces au Burkina Faso ne sont pas des arnaques touristiques ou des pièges financiers — ce sont une insurrection armée, des enlèvements et des détentions illégales. Les comprendre est essentiel pour toute personne ayant des raisons inévitables de s'engager avec le pays.
Comment le Burkina Faso en est arrivé là
Comprendre la trajectoire de la crise aide à contextualiser sa profondeur et les défis de résolution.
Si vous devez voyager au Burkina Faso
Cette section est destinée aux journalistes, travailleurs humanitaires, personnel diplomatique, chercheurs et membres de la diaspora ayant des raisons légitimes et inévitables de voyager. Ce n'est pas une approbation du voyage — c'est un briefing de sécurité pour ceux qui iront malgré tout.
- ✓ S'inscrire auprès de votre ambassade avant et pendant le voyage — programme STEP des États-Unis (travel.state.gov), inscription FCDO du Royaume-Uni, et services équivalents. Les ambassades ont un effectif réduit à Ouagadougou ; l'inscription augmente les chances d'assistance en cas d'urgence.
- ✓ Voyager uniquement à Ouagadougou et seulement quand absolument nécessaire. Ne pas voyager par route en dehors de la capitale dans aucune circonstance — utiliser le voyage aérien pour tout déplacement entre les villes. Bobo-Dioulasso a un aéroport et Air Burkina relie les deux villes quand elle opère.
- ✓ Maintenir un profil bas — éviter d'afficher quoi que ce soit qui vous identifie comme étranger, journaliste ou travailleur d'ONG en public. Pas de véhicules marqués ONG ou médias, pas d'équipement visible, pas de discussions sur votre travail dans des contextes publics.
- ✓ Varier vos routes et routines à Ouagadougou — ne pas établir de schémas de mouvement prévisibles qui peuvent être observés par ceux menant une surveillance pour enlèvement.
- ✓ Journalistes : ne pas rapporter sur les opérations sécuritaires, les mouvements de troupes, les échecs gouvernementaux ou l'activité insurgée sans comprendre la loi de 2023 criminalisant le contenu qui « démoralise » les forces de sécurité. Plusieurs journalistes ont été arrêtés en vertu de cette loi. Consultez l'officier de sécurité et l'équipe juridique de votre organisation avant tout reportage.
- ✓ Travailleurs humanitaires : coordonner avec l'Équipe humanitaire pays OCHA des Nations Unies et le point focal de sécurité de votre organisation avant le voyage. Obtenir l'acceptation de toutes les parties pertinentes y compris les intermédiaires de groupes armés où votre organisation a établi des canaux de communication — cela réduit mais n'élimine pas le risque.
- ✓ Avoir un plan d'urgence fonctionnel — connaître votre route d'évacuation, avoir un téléphone satellite ou un beacon d'urgence, vous assurer que quelqu'un connaît votre emplacement en tout temps, et avoir des protocoles de check-in pré-arrangés à intervalles réguliers.
- ✓ Assurance enlèvement et rançon (K&R) est fortement recommandée pour tout étranger au Burkina Faso — consulter des fournisseurs spécialisés tels que Control Risks, Crisis24 ou Kroll avant le voyage.
- ✓ Visiteurs de la diaspora avec des liens familiaux : voyager seulement si absolument nécessaire. S'assurer que votre famille a un plan de sécurité et que tout le monde connaît les protocoles d'urgence. Maintenir des contacts au sein de la communauté locale qui peuvent fournir des informations sécuritaires en temps réel. Ne pas annoncer votre voyage publiquement sur les médias sociaux avant ou pendant votre visite.
Numéros d'urgence et contacts d'ambassades
Les ambassades occidentales à Ouagadougou ont un effectif réduit et une capacité limitée en dehors de la capitale. S'inscrire auprès de votre ambassade avant le voyage.
